Foxfire, confessions d’un gang de filles : explosif!

6 Jan
   Laurent Cantet met en scène dans son film Foxfire, les confessions d’un gang de filles, sorti le 2 Janvier 2013, la naissance d’une petite bande désirant mettre un frein au machisme et partir à la conquête de la liberté aux Etats-Unis dans les années 50. On retrouve de la part du réalisateur D’entre les murs la même volonté de donner vie à un projet avec des acteurs anonymes dirigés à la perfection.
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Un gang de filles mené par Legs

   L’une des premières images du film est un plan d’une fenêtre sur laquelle sont taguées des flammes en rouge vif. Derrière cette fenêtre, une maison. Le spectateur est alors averti dès le début : un incendie risque d’éclater. Pas de façon littérale mais par le biais de Legs, une jeune fille de quinze ans, et de sa bande de copines. Jusque-là rien d’alertant. Toutefois de lourds événements vont se produire pour cette petite bande qui au départ croyait en un idéal.

   Face à la brutalité des hommes, Legs décide de créer un groupe exclusivement composé de femmes liées par une solidarité à toute épreuve. C’est alors que naît Foxfire après une cérémonie des plus sacrée. A son issue, chaque fille a l’honneur d’arborer le tatouage d’une flamme sur son épaule en signe de ralliement. Les membres peuvent alors se mettre à l’œuvre. Au programme vengeance contre un professeur de mathématique un peu trop zélé et manifestation pour le droit des animaux. Une nuit elles taguent les vitrines de certains commerçants et l’une d’entre elles remarque une robe qui lui plaît. Cantet veut nous montrer que malgré leur air de petit gang elles restent des adolescentes. Toutefois, Legs balaie l’image d’un revers de pinceau en inscrivant les mots « $$ = MERDE = MORT » sur la vitrine du magasin de vêtement.

   La formule est porteuse d’une sombre ironie car quand on avance dans l’histoire elle se révèle être une véritable prophétie pour les Foxfire. C’est en effet l’argent, ou plutôt le manque d’argent, qui sera à l’origine de la déchéance du groupe. Pour pallier à cette nécessité, les filles vont en effet, se lancer dans différentes combines oubliant leur idéal de base. Cantet multiplie alors les scènes où le gang opère pour soutirer de l’argent à des hommes. Malheureusement, à trop vouloir jouer avec le feu les jeunes filles vont finir par se brûler les doigts. A la fin du film ce n’est plus un petit gang commettant des délits mineurs pour servir son idéal mais de véritable hors la loi que l’on retrouve. Le réalisateur pose alors la question : tous les moyens sont-ils bons pour parvenir à nos fins ?

T.M.J

 

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