Tarantino déchaine son talent avec Django Unchained.

20 Jan
    Django Unchained est sans conteste l’un des films, si ce n’est le film, le plus attendu de ce début d’année. En effet, avec trois prix et quatorze nominations (dont cinq aux Oscars) ce western signé Quentin Tarantino, sur nos écrans depuis le 16 Janvier 2013, n’a pas fini de nous éblouir grâce à son efficacité. Après le décevant Inglorious Basterds, le réalisateur reprend les rênes du septième art et nous coupe le souffle pendant deux heures quarante-quatre.
Django

Django s’entrainant au tire pour sauver sa Broohmilda.

   L’histoire se déroule dans le sud des Etats-Unis, deux ans avant la guerre de Sécession. Un soir, le Dr. King Schultz, chasseur de prime, achète Django afin qu’il l’aide à mettre la main sur les frères Brittle. En échange, il lui promet de l’aider à sauver son épouse, Broohmilda. Les deux amants ont en effet été volontairement séparés par le commerce des esclaves. Django accepte alors le pacte de Schultz, et ensemble ils réussissent à retrouver les trois frères. Il est maintenant temps pour les deux hommes de se mettre à la recherche de Broohmilda. Mais un obstacle de taille se dresse entre eux : M. Candy et son fidèle esclave un peu trop zélé, Stephen.

   Pour la première fois Tarantino s’essaie au western. Dès les premières minutes du film, l’atmosphère est plantée grâce au choix de la police pour le générique qui n’est pas sans rappeler de nombreux films de ce genre. S’ensuivent ensuite de longs plans sur des paysages désertiques typiques. On ne peut pas parler de western sans y incorporer une bonne dose d’action, de flingues et de bastons en tout genre. C’était sans compter sur Tarantino et ses prédispositions à traiter la violence dans ses films. On trouve ainsi dans Django Unchained, de nombreuses scènes de gunfight, toujours filmées avec dynamisme. On peut dire aussi que le sang coule à flot. Âmes sensibles s’abstenir ! Tarantino berce également son intrigue avec les mélodies du compositeur italien Ennio Morricone, connu aussi pour avoir composé les musiques de film de son ami Sergio Leone.

   Ce n’est pas seulement un western que Tarantino a voulu faire. N’oublions pas en effet que son film traite de l’esclavage et de son commerce. Le réalisateur crée ainsi un sentiment d’empathie avec son personnage Django. On ne peut s’empêcher d’adhérer à son désir de vengeance. A travers les fameuses fusillades et toute l’hémoglobine qui en découle, on a l’impression que Tarantino donne à Django un pouvoir. Celui de prendre sa revanche sur tous ses oppresseurs. Il entremêle avec succès des scènes plus ou moins émouvantes pour ensuite faire surgir un cynisme, un humour noir des plus décapants. On notera aussi que le casting est incroyable. On retrouve ainsi Jamie Foxx en esclave révolté, Christoph Waltz en chasseur de prime des plus cyniques, Léonardo DiCaprio en grand méchant loup, Samuel L. Jackson en esclave raciste qui a soif de pouvoir et Kerry Washington qui incarne la chère et tendre Broohmilda. Que rêver de mieux pour faire passer les émotions les plus extrêmes ? Au final, Quentin Tarantino n’a pas juste tenté de faire un western. Il a revisité le genre, ce l’est approprié en y apportant une touche de modernité.

T.M.J

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