Joey Starr/Mathilde Seigner: un duo improbable qui ne permet pas de sauver Max.

27 Jan
   Mercredi 23 Janvier, la comédie Max de Stéphanie Murat est sortie en salle. Jonglant entre les délits et une platée de crêpes, Tony élève Max, sa fille de six ans. Après la perte de sa femme la seule personne sur qui il peut compter c’est Nick, son beau-père aux penchants illégaux. Quelques jours avant Noël, Max décide d’offrir à son père Rose, une femme qu’elle rencontre à un arrêt de bus. Cette dernière qui se présente comme une dame « s’occupant des bonshommes » est, en fait, une prostituée. Voila un drôle de trio qui se forme alors sous nos yeux.
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Rose et Tony incarnés par Mathilde Seigner et Joey Starr.

    Ne revenons pas sur les nombreuses généralités qui ont été dites un peu partout concernant le film. Oui, Max est une comédie touchante emplie de tendresse. Oui, Stéphanie Murat a eu l’agréable idée de réunir un duo improbable avec Joey Starr et Mathilde Seigner. Elle confie d’ailleurs lors d’une interview: « J’ai eu la prétention de croire qu’ils me livreraient leurs faces cachées, leur douceur et ils ont bien voulu donc c’est une chance ». Pari gagné pour la réalisatrice. Joey Starr surprend par la justesse de son jeu et Mathilde Seigner par sa douceur.

   Seulement, le principal point faible du film est son inégalité scénaristique. Stéphanie Murat peine à nous faire entrer dans l’univers de conte semi-enfantin qu’elle tente de bâtir. Le film s’ouvre sur un braquage. Tony et Nick, habillés en kawai et revêtant une assiette en carton en guise de masque, tentent de voler le stock de foie gras d’un commerçant. Pourquoi pas? Après tout, n’est-ce pas l’histoire merveilleuse d’une prostituée devenue baby-sitter, puis belle-mère en l’espace d’une semaine, qui va nous être contée? Le problème, c’est que Murat nous perd. Dans la première partie de son film, elle relate la vie du pauvre Tony ayant connu plusieurs coups durs (il est veuf depuis le jour de la naissance de sa fille, une assistante sociale le surveille de près et il est contraint à commettre des délits pour s’en sortir financièrement). Puis, Rose et sa féminité chamboulent tout.

   Ce qu’on regrette alors, c’est que Murat ne parvient pas à retranscrire la relation entre Rose et Tony avec la même force qu’elle utilise pour peindre les liens grandissants entre Rose et Max. Alors oui, comme nous l’avons fait remarquer plus haut, le duo Starr/Seigner fonctionne du fait de son improbabilité, mais Murat ne le fait pas exister avec l’intensité qui anime les gens amoureux. Le personnage de Rose est laissé en suspend et prend réellement son envol par le biais de cette fillette en manque d’une mère.

   Pour finir, le scènario s’achève sans surprise. On aurait pu croire avec l’atmosphère enfantine qui règne dans le film, que le spectateur aurait eu droit à un brin d’originalité, de fantaisie et de folie. Au lieu de cela, on reste au sortir de la salle de projection encore sur sa faim. Dommage que Max ne se résume qu’à une brève bande annonce.

T.M.J

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