Leçon d’histoire magistrale avec Lincoln.

3 Fév
   Lincoln, sorti au cinéma le 30 Janvier 2013, est avant tout l’histoire d’un très long projet. Depuis l’âge de sept ans, Steven Spielberg est fasciné par cette grande figure de l’histoire américaine. En 1999, il découvre la biographie écrite par Doris Kearns Goodwin. Après l’achat des droits d’auteur il faut attendre plus de dix ans pour que le réalisateur tourne son biopic en raison des nombreux autres films sur lesquels il planche.
lincoln

Le 16ème président des États-Unis interprété par Daniel Day-Lewis.

   Lincoln n’est pas un biopic relatant la vie du seizième président des États-Unis, des ses débuts jusqu’à son assassinat. Spielberg prend le parti intéressant de porter son regard sur les derniers mois de son mandat. Le Sud des États-Unis et le Nord s’affrontent alors dans une guerre civile qui fait des milliers de morts. Face à cela, Abraham Lincoln tente par tous les moyens de mettre fin à cette guerre tout en voulant abolir l’esclavage. Un autre affrontement se prépare mais cette fois-ci dans la Chambre des représentants américains, afin de savoir si oui ou non le 13ème Amendement sera adopté.

    Dès les premiers instants du film, on se rend compte que l’on va entrer dans un univers très codifié, presque académique. Spielberg aborde un thème central de l’histoire des États-Unis et on le ressent. Tout est alors mis en place pour nous plonger dans le récit des exploits de cet homme qu’il admire tant: un enjeu historique de taille, des discours plein d’humanité, et une bande originale larmoyante composée par John Williams. Petite attention du réalisateur pour ses spectateurs: Spielberg nous épargne l’ennui des longs bavardages du président, en les rehaussant à plusieurs reprises d’une anecdote. L’univers académique du film ne le dessert en rien. Le réalisateur nous montre qu’il connait son sujet et qu’il le maitrise. Ainsi, de nombreux plans magnifiques parsèment le récit. L’atmosphère intimiste du bureau de Lincoln est ainsi recrée avec beauté, en jouant sur des contrastes, sur des clair-obscurs saisissants.

   On regrette seulement le manque de nuance apporté au personnage de Lincoln. Comme nous l’avons souligné plus haut, Spielberg est fasciné par cette grande figure de l’histoire américaine depuis l’âge de sept ans et on le ressent fortement. Le réalisateur l’humanise à n’en plus pouvoir, en mettant en avant ses qualités d’homme, de mari et de père. Rappelons tout de même que l’abolition de l’esclavage n’a pas seulement été motivée par de nobles convictions mais aussi par des raisons économiques. En définitive, Lincoln est à voir pour revisiter cette forte période de l’histoire mais ne vous attendez pas à une mise en scène inventive qui relève plus, en fait, de l’académisme.

T.M.J

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