Gangster Squad: Mafieux VS Justiciers dans le Los Angeles des années 40.

10 Fév
   Inspiré d’une histoire vraie, celle du mafieux Mickey Cohen, Gangster Squad est sorti en salle le 6 Février 2013. Le réalisateur Ruben Fleischer a ainsi travaillé avec le scénariste Will Beal, ancien inspecteur de la brigade criminelle de Los Angeles afin de porter à l’écran ce film de gangsters des plus dynamiques.
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La petite brigade officieuse réunie pour combattre Mickey Cohen.

   Ancien boxeur, Mickey Cohen a gravi tous les échelons de la pègre. Il règne ainsi d’une main de fer dans le milieu prohibé de Los Angeles. Le trafic de drogues ou encore la prostitution occupent son quotidien. Son nouvel objectif: obtenir l’exclusivité sur tous les paris de l’ouest de Chicago afin de faire un maximum de bénéfices. Pour parvenir à ses fin, il peut compter sur la protection des forces de police ainsi que sur des hommes politiques à qui il verse de généreux pots de vin. Néanmoins, Los Angeles n’est pas peuplée que de gangsters et d’hommes corrompus. Afin de mettre un terme à tout cela, John O’Mara décide de partir en guerre contre Mickey Cohen avec l’aide d’une petite brigade officieuse. Un seul mot d’ordre: « Pas de quartiers! ».

   Gangster Squad est avant tout un film dynamique qui pas un instant ne perd son spectateur. Les décors retraçant le Los Angeles des années 40 sont époustouflants. Que ce soit les grands boulevards animées de la ville ou encore le quartier de Chinatown, Ruben Fleischer nous embarque avec lui durant une heure cinquante-trois. Côté mise en scène, l’atmosphère noire et violente du film se veut trash. Le spectateur vit ainsi pleinement les scènes de bastons. Le réalisateur capte plans par plans chaque mouvement des personnages. Lorsque le sergent O’Mara se bat contre une bande de maquereaux dans une chambre d’hôtel, Fleischer accélère le déroulement de la séquence à l’aide de plans de plus en plus brefs, jusqu’à la victoire finale. Il en va de même pour la fusillade lors de la scène d’évasion de la brigade. Ce sont les coups de feu des armes qui rythment alors celle-ci, mettant en place une chorégraphie parfaite, un vrai ballet sanglant.

   Le réalisateur ne fait pas qu’insuffler une véritable dynamique à son récit. Afin de tenir le spectateur en haleine, il joue par moments avec différentes temporalités, instaurant ainsi une attente. Il s’amuse, par exemple, à entrechoquer volupté et violence lors d’une scène de fusillade, qui abouti à la mort d’un enfant innocent. On retrouve également ce mélange de temporalités au début du film, lors de la scène du règlement de compte entre Mickey Cohen et ses maquereaux. Des flash-back mettant en scène tout le processus qui amènera à l’explosion finale ponctuent ainsi toute la séquence. Puis, vient le feu qui crève alors littéralement l’écran. Car il faut dire aussi que le traitement de la couleur à l’écran est grandiose. Grace, interprétée par Emma Stone, brille tout particulièrement lors de sa rencontre amoureuse avec Jerry. A la manière du feu qui en se propageant irradie, elle réussi l’exploit d’accaparer à elle seule l’œil du spectateur avec sa robe rouge vif, face à un Ryan Gosling très séduisant.

   On l’aura compris, Ganster Squad n’est pas le genre de film qui vous laissera reprendre votre souffle avant la fin du récit. Qu’on l’aime ou pas, il s’impose par sa puissance esthétique qui est un vrai régal pour les yeux.

T.M.J

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