Flight ne parvient pas à décoller et nous laisse sur notre faim.

18 Fév
   Ce 13 Février 2013 marquait le retour de Denzel Washington sur nos écrans. Il incarne ainsi un pilote d’avion dans le drame Flight de Robert Zemeckis.
Flight

Wip Whitaker, interprété par Denzel Washington, est prêt à décoller.

   Wip Whitaker réussit  miraculeusement à faire atterrir son avion évitant ainsi un crash mortel et sauvant au passage la vie de plusieurs dizaines de personnes. Au réveil de son accident, il apprend qu’une enquête judiciaire est ouverte et qu’un rapport toxicologique le met dangereusement en cause. Mis sous les feux de la rampe, Wip voit sa vie chamboulée et il va devoir faire face à son addiction. En deux heures dix-huit de film il va ainsi se bruler les ailes passant du statut de héros à celui de fautif.

   Boire ou voler : il faut choisir. Voilà l’un des messages que nous fait passer ce film. Il traite ainsi de l’addiction d’un pilote qui passe ses journées à planer grâce à l’alcool et à la cocaïne. Afin de nous plonger pleinement dans ce thème, Zemericks nous fait suivre en parallèle une toxicomane alcoolique qui parvient à faire face à sa dépendance et réussit à reprendre sa vie en main grâce à une cure. Toutefois, à part créer un semblant d’idylle amoureuse avec Wip on peut se demander ce qu’il en est quant à la pertinence de sa présence dans le scénario. En effet, on aurait pu croire qu’en ouvrant son film sur une femme complètement nue, passant et repassant devant la caméra le réalisateur aurait respecté son quota de « féminité » pour son long métrage. Apparemment non. Point positif, Denzel Washington semble porter à lui seul le film grâce à sa prestation insolente. Rien d’étonnant à ce qu’il soit nominé pour l’Oscar du Meilleur Acteur de ce cru 2013. Autre point positif : la touche d’humour apportée par le personnage d’Harling Mays (incarné par John Goodman), meilleur ami addict, toujours prêt à fournir mille et une substances nocives afin d’aider Wip.

Néanmoins, malgré un scénario qui semblait se tenir, Zemericks finit par faire de son film un drame moralisateur à l’hollywoodienne. D’abord à travers son anti-héros qui finit par se rendre compte de sa dépendance à la fin du film. Confronté à un interrogatoire dans lequel il aurait pu s’en sortir blanchi s’il avait désigné sa collègue comme bouc-émissaire, Wip décide noblement de tout avouer. Alcoolique et toxicomane oui, incapable d’assumer ses actes : sûrement pas ! On assiste alors à notre plus grand regret à un happy-end sans saveur, où notre pilote fait face à ses démons.

Pour résumer, Flight est un film qui brille grâce à la prestation de son acteur principal. On regrette que le scénario soit tombé dans le piège de la moralisation, notamment à travers l’image de « l’acte de Dieu », brandi comme un joker pour expliquer le crash du vol 227.

T.M.J

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