Kosinski met en scène une esthétique de la sobriété avec son film Oblivion.

14 Avr

   En salle le 10 Avril 2013, Oblivion est l’adaptation par Joseph Kosinski de son propre roman graphique éponyme, co-écrit avec Arvid Nelson en 2011.
oblivion

Jack Harper, interprété par Tom Cruise, face à la planète Terre dévastée.

  

   En 2077, la planète Terre est dévastée par la guerre. Des extra-terrestres, les Chacals, ont en effet tenté de conquérir le monde humain. L’unique solution trouvée pour mettre un terme à cette guerre et la gagner fut d’utiliser l’arme nucléaire qui a ainsi rendu la Terre radioactive, et donc néfaste pour les humains qui ont dû la fuir. Jack Harper a pour mission de veiller à la sécurité et à la réparation des drones, des robots armés jusqu’aux dents, chargés de repousser les Chacals dans leurs nombreuses tentatives de sabotage. Alors qu’il est en train de patrouiller, il voit un vaisseau spatial se crasher et décide de porter secours à l’équipage. Il assiste à une scène qui changera sa vie : des drones assassinent sans hésitation les survivants humains. Et si l’ennemi n’était pas celui que Jack croyait ?

   Oblivion met en scène un monde dévasté à l’image de son héros, Jack, contraint de voir sa mémoire effacée pour le bon déroulement de sa mission. Il se retrouve tourmenté par des rêves, des souvenirs et le visage d’une jeune femme qu’il pense avoir connu sans toutefois savoir si c’est bien le cas. De la même manière, Kosinski film par bribes la planète Terre détruite, nous offrant des atmosphères différentes dans un New-York post-apocalyptique. Il y a le stade dans lequel s’est déroulé le dernier Super Bowl ou encore les ruines de l’Empire State Building qui dominent une étendue désertique. Les décors sont également titanesques, tantôt traités avec un jeu de clair obscur, puis faisant place à une nature luxuriante qui contraste avec les grands espaces vides. Tout comme les souvenirs de Jack vont retrouver de la couleur lorsqu’il comprendra que ce sont les siens, le réalisateur intègre une sorte d’oasis apaisante et chaleureuse dans ce monde détruit. Kosinski agrémente le tout de petites touches futuristes qui apportent une agréable sobriété à cet univers en voie d’extinction.

 

oblivion_movie_drone

Les drones, des robots pour ou contre les humains?

  

   Toutefois, on en vient petit à petit à regretter cette sobriété. D’abord dans la narration même de cette histoire. On ne comprend pas vraiment ce qui lie les destins des uns et des autres bien qu’ils aient le même but, retrouver leur liberté. Il en va de même pour la force extra-terrestre qui nous livre le final du film. Rien ne nous est explicitement développé, on se contente de suivre les personnages dans leur progression. De plus, la sobriété esthétique apportée à certains éléments décisifs renvoie pour finir à de la simplicité. Il aurait fallu que le réalisateur s’approprie véritablement ce monde pour nous en livrer sa lecture, et non pas simplement se cacher derrière des codes maintes et maintes fois utilisés, repris et usés.

T.M.J

Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s

%d blogueurs aiment cette page :