Juan Solanas nous donne le vertige avec Upside Down

7 Mai
   Réalisé par le cinéaste argentin Juan Solanas, Upside Down est sorti sur nos écrans le 1er Mai 2013. Avec Jim Sturgess et Kisten Dunst dans les rôles principaux, le film mêle histoire d’amour impossible et science-fiction.
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Eden et Adam, interprétés par Kirsten Dunst et Jim Sturgess.

    Quelque part dans l’univers, deux planètes vivent l’une en dessous de l’autre. Leurs habitants respectifs ont l’interdiction formelle de se côtoyer, sauf au sein de la Transworld, une société qui relie les deux mondes. Adam, un jeune chimiste, vit dans le monde « d’en bas » qui est détruit et dévasté par la guerre. Enfant, il rencontre Eden, native du monde « d’en haut », une planète prospère et luxuriante. Leurs deux vies vont alors être bouleversées et ensemble ils vont devoir faire face aux dangers entrainés par leur amour interdit sans savoir qu’il marquera à jamais leurs deux mondes.

   Au premier abord, le projet d’Upside Down est alléchant. On se laisse volontiers tenter par cette histoire d’amour impossible sur fond de science-fiction avec pour postulat deux mondes existant l’un en dessous de l’autre. Toutefois, après quelques minutes passées devant l’écran de projection on se rend rapidement compte que ce projet alléchant devient vite trop ambitieux pour son réalisateur. Après une introduction nous présentant les inconvénients de la gravité on entre alors dans le vif du sujet et il se gâte très vite. D’abord au niveau de la photographie. A part opposer deux mondes en jouant sur un contraste de couleurs qui finit par donner la migraine après quelques minutes de film, Juan Solanas n’apporte à aucun moment une vision personnelle de ces deux mondes en se les appropriant par le biais de la réalisation. De plus, il se contente de les juxtaposer l’un au dessus de l’autre et même si le procédé peut sembler plaisant au début du film, on en voit très vite ses limites. Il suffit de lire le synopsis pour se les représenter aisément et malheureusement, le réalisateur ne nous entraine jamais avec lui dans son voyage. Il en va de même pour certaines séquences du film. Afin d’être sûr que son spectateur aura saisi la particularité des deux mondes mis en scène, Juan Solanas joue et rejoue avec sa caméra, n’hésitant pas à nous montrer des plans entièrement retournés à l’envers pour nous donner cette fois-ci non pas la migraine, mais un vertige déconcertant.

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Les mondes d’Eden et Adam, uniquement reliés par les bureaux de la Transworld.

   De plus, le scénario montre rapidement ses limites, ne cessant jamais de jouer sur les fameux inconvénients de la gravité pour tente d’apporter par moment une tension dramatique. Certains éléments essentiels sont ainsi pointés du bout des doigts sans jamais être expliqués. Le réalisateur se contente de les synthétiser pour mieux se focaliser sur l’histoire d’amour bien trop bavarde de ses deux héros. Et enfin, le happy-end tant redouté arrive. Bien sûr, à ce moment-là du film on ne s’attend déjà plus à grand chose et le réalisateur confirme notre impression avec cette fin faiblarde.

   Malgré un postulat alléchant et original, Upside Down nous déçoit par sa mise en scène. Même si Juan Solanas nous montre quelques jolis plans, ils ne sont pas suffisants pour rattraper une réalisation parfois douteuse et un scénario superficiel.

T.M.J

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