Guillermo del Toro nous transporte dans une guerre colossale avec Pacific Rim.

22 Juil
   C’est en voulant rendre hommage aux films de monstres géants japonais que Guillermo del Toro s’est lancé dans la réalisation de Pacific Rim, sorti sur nos écrans le 17 Juillet 2013. Fidèle à lui-même, le cinéaste nous livre un univers visuel fascinant et soigné à travers la mise en scène d’une guerre entre Kaiju et Jaegers.

pacific-rim-affiche

   Depuis plusieurs années, la planète Terre fait face à une guerre causée par l’invasion des Kaiju, de redoutables monstres surgis de l’océan. Pour les combattre, l’armée a mis au point de puissantes machines de guerre, les Jaegers pilotés par un binôme aux cerveaux connectés et communiquant par télépathie. Malgré cela, les humains sont loin de gagner la guerre. C’est là qu’intervient Raleigh Becket, un ancien pilote qui a pris la décision d’abandonner son Jaeger après la mort de son frère. Décidé à enrayer l’invasion, il entre dans la résistance menée par le Marshall Pentecost.

  Avec Pacific Rim, Guillermo del Toro tient toutes ses promesses et notamment celle de réaliser un blockbuster colossal et captivant. Durant tout son film, le réalisateur parvient à nous tenir en haleine. Lors des premières minutes de Pacific Rim, nous apprenons ce que sont les Kaiju et les Jaegers avant de suivre deux pilotes, Raleigh Becket et son frère. Nous assistons à la mise en marche impressionnante du drone, le tout rythmé par la voix-off de notre héros et d’une musique entrainante que nous retrouverons durant toute la durée du film pour en souligner les moments forts. Puis le combat entre les deux géants débute. Guillermo del Toro le filme à l’aide de plans serrés comme pour nous dire qu’il est impossible de faire tenir ces deux colosses dans un même plan, renforçant ainsi l’idée de grandeur et de puissance qu’ils nous inspiraient déjà.

kaiju pacific rim

Un Kaiju surgissant des flots.

 

   La mise en scène des Kaiju et des Jaegers est en effet efficace car le réalisateur ne se contente pas d’en dresser un portrait abstrait et superficiel. Ce ne sont pas seulement des entités redoutables et c’est ce qui donne à Pacific Rim un intérêt autre que celui d’assister à un grand spectacle à la mise en scène soignée. Guillermo del Toro a apporté une toute autre dimension à son film grâce à l’idée ingénieuse de la dérivation qui permet aux pilotes de Jaegers de communiquer par télépathie. Nous entrons alors par moment dans leur esprit, comme lors d’une séquence mettant en scène un souvenir de Mako, celle qui deviendra la coéquipière de Raleigh. Grâce à cela, nous comprenons ce qui la pousse réellement à combattre les Kaiju. Il en va de même pour ces derniers. Toujours grâce au fameux procédé de la dérivation, Guillermo del Toro s’introduit par effraction dans leur esprit, nous montrant par la même occasion qu’ils ne sont pas seulement de gros monstres ignobles surgissant de l’eau pour détruire la Terre.

pilote jaeger

Raleigh Becket et sa coéquipière Mako Mori prêts à piloter leur Jaeger.

 

   Avec Pacific Rim, Guillermo del Toro fait preuve pour notre plus grand plaisir d’une maîtrise de l’art de la mise en scène en portant notamment à l’écran de magnifiques images. Grâce à de nombreuses bonnes idées et à un casting à la hauteur de son projet colossal (saluons tout de même la prestation du charismatique Idris Elba), le réalisateur mexicain nous  livre un film plein d’émotions, tant sur le plan visuel que narratif.

T.M.J

 

 

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